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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 17:22

 

Croyez-nous ou pas mais les 17 heures de bus pourtant en semi cama(à moitié allongé) sont passées comme une lettre à la poste et nous voilà frais et dispos à « Salta la linda »(Salta la belle),

 

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la capitale du nord de l’argentine. Cette ville est touristique mais très agréable, avec son architecture coloniale et ses orangers qui bordent la place centrale.

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Notre hostal « Casa de la Teresita » est aussi très agréable et parfait pour travailler. 

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Salta possède aussi plusieurs musées notamment sur la culture précolombienne que nous nous apprêtions à visiter mais ce jour-là c’était la journée portes-ouvertes dans tous les musées d’Argentine, mauvaise pioche car tous présentaient des queues interminables. Nous nous sommes donc retrouvés dans le quartier des penas (prononcer pegniasse) sortes de bodegas très animées avec des groupes musicaux locaux et regroupées dans une rue remplie de stands sympas qui nous ont fait oublié notre déconvenue culturelle du jour.

Autre compensation, les parillas, restaurants de viandes grillées, sont nombreux et d’excellente qualité et nous comprenons que les argentins mangent en moyenne 70kg de viande par an au lieu de 20kg pour les français…Nous finissons par rêver d’une simple ratatouille, de haricots verts frais et de fruits de saison !  Nous avons fini par trouver un musée privé ouvert le lundi (Musée des arts précolombiens) qui recélait une collection impressionnante d’objets et de tissus incas, aztèques, mayas d’une rare beauté, avec des gens passionnés, un peu « space » mais passionnés. Et il y a de quoi tant l’histoire de cette région et ces cultures sont riches et surprenantes. 

  Après quelques jours à Salta nous avons loué une voiture et avons mis le cap au sud en direction de Cachi. En route nous avons rencontré un jeune israélien de 25 ans qui voyage seul en faisant du stop (!) et avec qui nous avons bien échangé. Il faut vraiment avoir cet âge pour parcourir le monde en prenant autant de risque… La route pour Cachi est impressionnante

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car on monte à plus de 3000m d’altitude sur une route en terre au milieu de grands cactus magnifiques, et des grands comme ça on en trouve pas chez Truffaut !

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Les paysages sont superbes et étonnants avec ces sentinelles aux épines qui brillent au soleil couchant.
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Est-ce l’altitude mais les enfants profitent d’un arrêt photo pour se lâcher, danser sur cette route si droite au milieu de nulle part et font ce qu’ils ont toujours rêvé de faire : s’allonger au milieu de la chaussée…

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Nous n’osons même pas imaginer ce que ce sera quand nous passerons la barre des 4000m en Bolivie ! 
Donc, les grands cactus nous ont accompagné jusqu’à Cachi,

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mais aussi les piments rouges qui sèchent au soleil de ce désert en altitude avec leur belle couleur rouge telle qu’on peut la trouver au Pays Basque.

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 Ce village au pied des montagnes est vraiment typique, tous les habitants sont des indiens très typés, complètement indifférents à notre présence, mais moins à celle de la police qui sillonne les rues sans que nous sachions si c’est normal ou exceptionnel. Mais nous trouvons que le nombre de policiers est important au regard de l’importance du village. En fait, nous nous apercevons que sur tous les sites touristiques la police est bien visible, ce dont nous n’avions pas l’habitude jusqu’à présent.

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De Cachi nous continuons notre route vers le sud via une route ou plutôt une piste qui longe une vallée presque asséchée. La poussière est telle que nous la sentons à l’intérieur de la voiture même les vitres fermées.

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Les maisons que nous rencontrons sont en briques de pisée, souvent délabrées, rarement habitées, sur des kilomètres  de quasi désert.

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Les rares animaux que nous croisons sont un petit renard du désert

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et plus loin un serpent maousse-costaud d’un mètre cinquante qui traversait devant nous, une raison de plus pour ne pas nous éloigner en dehors de la piste quand nous prenons des photos…  

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 La piste devient vraiment « dakkaresque »lorsque nous découvrons le village de Molinos, sa superbe église andalouse et son hacienda, havre de paix et de de bon goût, superbe demeure au style argentin aristocratique dans laquelle nous allons manger un repas inespéré dans ce désert, une vraie bonne surprise.

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Plus loin les roches sont de plus en plus torturées et belles et soudain une nuée d’oiseaux envahie la route comme dans le film d’Hitchcock.

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Ces oiseaux sont de magnifiques perroquets vert et bleus qui squattent les fils électriques sur des centaines de mètres. Ils font un boucan d’enfer mais quel spectacle !

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Enfin, nous arrivons à Cafayate, en traversant des vignes immenses car la région est connue pour ses crus parmi les meilleurs d’Argentine, hummmm. 

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D’ailleurs dès le lendemain nous visitons une winerie (ou bodega) dans laquelle nous avons dégusté le meilleur vin rouge de notre voyage, mais à plus de cent euros la bouteille, cela s’explique.

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Mais bon sang quel vin ! Après cette dégustation avec modération, nous avons découvert les sites géologiques spectaculaires « l’amphithéatro » et « la gorge del diablo », toujours sous un soleil chaud juste comme il faut.

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 En remontant vers le nord nous nous sommes arrêtés dans un boui-boui pour manger et nous avons voulu tester les spécialités locales : les humitas, pâte de maïs et fromage cuite à la vapeur dans une feuille de maïs, et les tamalès, boule de pâte de haricots blanc fourrée d’une bouillie de viande non identifiée. Je ne sais pas si nous sommes mal tombés ou si leur goût était vraiment authentique, toujours est-il que nous n’avons pas pu les manger et notre paquet de chips que nous avions négligé jusque-là nous a paru soudain succulent.

Après une longue route, goudronnée celle-là, nous avons passé la nuit à Jujuy (prononcer Rourouille !) une ville au nord de Salta, très jeune, très animée d’autant plus que c’est la fête de l’indépendance de l’Argentine. C’est drôle de penser qu’il y a un peu plus de deux cents ans ce pays n’existait pas, ou plutôt cette nation, car ces terres étaient habitées par des civilisations développées depuis bien longtemps.  En continuant vers le nord le paysage change et les montagnes se teintent de vert, de rouge, de rose, de jaune, une vraie palette de peintre, une merveille.

 

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Une halte à Pourmamarca nous permet de voir de plus près ces étranges couleurs, et le village est resté typique.

 

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Nous arrivons ensuite à Tilcara où là aussi la fête de l’indépendance bat son plein pour notre plus grand bonheur car c’est un vrai défilé : des « caballieros »en tenue, avec et sans leur cheval, 

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  des mamies qui arborent avec fierté leur drapeau aux couleurs nationales

 

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et des jeunes filles en costumes, superbes.

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Nous continuons le lendemain jusqu’à 2900m d’altitude à Humahuaca, une bourgade avec un drôle de monument gigantesque à la gloire de l’indépendance et un rite étonnant : à midi pile, chaque jours sur la façade d’une église apparaît un automate en forme de prêtre Saint Auguste qui vient bénir les dizaines de fidèles et touristes qui se massent avec ferveur, comme un coucou qui sortirait de son horloge.  Etrange. 

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Nous avons aussi trouvé d'où provenait la photo du guide Lonely Planet ...
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Au retour vers Tilcara, les paysages continuent de nous étonner comme ce cimetière qui trône sur une bute et les roches toujours plus colorées.

 

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Nous finissons en beauté notre périple au nord par une balade avec des lamas dans les hauteurs de Tilcara.

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Ces animaux sont marrants, affectueux ou bagarreurs, n’hésitant pas à cracher sur tous ceux qui les importunent.

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Les enfants sont enchantés par cette rencontre et notre balade fut une réussite avec un guide super gentil dont le grand père corse avait fait fortune ici jusqu’à posséder 30 000 ha de terres et 3 000 chevaux !  Incroyable.

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Un accueil chaleureux dont nous nous souviendrons.

De retour à Salta, nous visitons enfin ce fameux « Musée d’archéologie de haute montagne »qui présente entre autre une incroyable momie d’enfant Incas trouvée en 1999 au sommet du volcan Llullaiaco.  Trois momies d’enfants ont été retrouvées sur cette plateforme cérémoniale dans le cadre d’un rituel connu sous le nom de Capacocha. Ceux-ci sont présentés de manière très respectueuse et leur contemplation est très émouvante tant les corps sont bien conservés grâce à la cryopréservation. Cette technique recrée les conditions des lieux où ils ont été retrouvés : basse pression atmosphérique, faible taux d’humidité, basse température et stabilité thermique dans un environnement aseptique. 

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                             (Photo récupéré sur Internet car la prise de photos était interdite)

 

Un TRES grand moment ce musée. Cette région est vraiment riche et nous en avons pris plein les yeux.


A bientôt les Mouchachos !                  

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26 mai 2012 6 26 /05 /mai /2012 19:51

 

Après le spectaculaire, le fracas des chutes d’Iguazu, nous avons fait une halte à San Ignacio après quatre heures de bus.

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Nous ne voulions pas manquer la Mission Jésuite de San Ignacio Mini. Plus que les ruines au demeurant magnifiques,  nous voulions comprendre un peu plus pourquoi et comment des hommes ont eu assez de foi et de courage pour venir au milieu de la jungle convertir les indiens au XVI siècle. 

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Ce fut l’une des plus grandes expériences sociales de l’histoire. Ces reduccion (missions) ont été fondées pour évangéliser les indiens Guarani tout en les protégeant de l’esclavage et de l’influence néfaste de la société coloniale. Les trente reduccions de cette région regroupaient 100 000 Guarani, où vivaient seulement deux prêtres dans chacune qui n’ont imposé que la fin de la polygamie et le cannibalisme occasionnel…

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La réussite la plus durable de ces sociétés autosuffisantes aura été d’ordre artistique car les indiens réinventèrent les cultures auxquelles ont les initia, notamment les sculptures, peintures, danses et surtout les chants si émouvants  que l’on retrouve dans le film « Mission » (à ce sujet, je salue mon ami Pierre Joulia également fan de ce film comme moi).

 

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Mais les pouvoirs espagnols et portugais, jaloux, finirent par bannir l’ordre des Jésuites et, une foi les prêtres partis, les missions tombèrent en déliquescence.  Voltaire qualifia cet idéal utopique de « triomphe de l’humanité semblant racheter les cruautés des premiers conquérants ».

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 Le site est très bien conservé et les nombreuses bornes d’information (en français, si, si) sont très instructives.

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Voilà pour cette émouvante visite qui restera dans nos mémoires. La réalité historique nous imprègne toujours plus quand on est sur les lieux, et un peu d’introspection sur le bien-fondé ou non de ces missions nous oblige à prendre de la distance par rapport à une pensée manichéenne.

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Ce continent ne laisse décidément pas indifférent. Nous partons maintenant pour 17 Heures de bus, direction Salta.
A plouch les mouchachos !


            

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 17:07

 

En Argentine, le moyen de locomotion roi c’est le bus ! Moi qui ne le prends quasiment jamais, là nous en avons pris pour 17 heures entre Buenos Aires et Puerto Iguazu au nord-ouest du pays. Heureusement ce sont d’excellentes conditions de voyage avec sièges en cuir qui s’allongent, écran de tv individuel, service aux petits oignons, etc…

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Malgré tout, nous n'avons pas passé une nuit bien reposante, sauf pour les enfants qui ont bien supporté les secousses. Nous sommes arrivés à bon port sous le soleil dans cette petite cité. La terre est rouge et les rues pavées de pierres noires nous emmènent à pied jusqu’à notre hôtel " La Sorgente". Tout est calme, les argentins sont décidément très gentils et l’accueil est pro, pas de doute ils ont l’habitude des touristes du monde entier ici. Et pour cause, nous allons voir les plus grandes chutes d’Amérique du sud. Mais pour l’heure nous nous rendons à un kilomètre du centre-ville, au Hiro Argentino,point de rencontre des fleuves Parana et Iguazu. La vue est magnifique et symbolique aussi car nous sommes aux frontières de trois pays : Argentine, Brésil et Paraguay.

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Sympa cet endroit, la largeur du fleuve indique que les chutes doivent être gigantesques ! C’est ce que nous partons vérifier le lendemain après avoir une fois de plus dégusté des viandes grillées inoubliables dans un resto classe, super rapport qualité prix…
"La Rueda" http://www.larueda1975.com  Elu meilleur resto de Puerto Iguazu par les Fouets, nous y sommes allés 3 fois !

C’est donc au petit matin que nous découvrons le sentier qui nous mène aux chutes d’Iguazu, et très vite nous sommes accompagnés.

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D’abord par des gros oiseaux magnifiques qui nous toisent sans éprouver la moindre peur

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puis ensuite par des bestioles marrantes inconnues au bataillon, ça ressemble à une espèce de raton laveur avec un long groin effilé et des petits yeux de fouine. Ce sont des coatis, effectivement de la famille des ratons laveurs, qui fouillent le sol et nous passent entre les jambes en trottinant et en poussant de petits cris aigus.

 

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Ensuite nous approchons les chutes à plusieurs endroits. Les vues sont magnifiques, on mitraille.
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Le dernier sentier nous mène à la  " Garganta del Diablo" ("la Gorge du Diable")  qui est vraiment très impressionnante.

 

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Le lendemain, nous passons du côté brésilien avec beaucoup de plaisir tellement ce pays nous attire. Nous seulement les chutes sont encore plus belles avec des arcs-en-ciel de folie, mais on sent bien que ce pays est déjà très développé, très riche et très agréable.

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Nous sommes sous le charme de cet accent si particulier. Le portugais est une langue dure mais là, il devient chantant, sensuel, joyeux, coloré, « louch brazioooouuuuu » quoi !

Les passerelles qui nous guident surplombent le fleuve peu profond qui recèle des poissons du style de ceux qui nettoient les parois des aquariums mais en beaucoup plus grand, des tortues, 

 

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et partout des papillons virevoltent autour de nous avec leurs couleurs éclatantes, trop beau.


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Après les chutes exceptionnelles sous le soleil, nous avons visité un parc animalier avec des espèces d’oiseaux extraordinaires. Je pense aux découvreurs du nouveau monde qui ont dû être émerveillés au XVI siècle par tant de beauté. Faut dire qu’après le film « 1492 », je lis en ce moment un pavé sur les conquistadors et que je suis  à fond dans l’ambiance… Les couleurs des toucans sont irréelles et pourtant ils sont là devant nous somptueux avec leur bec orange vif, c’est fantastique ces couleurs.

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Cette Argentine-là est bien différente de Buenos Aires mais elle est tout aussi agréable et captivante, ce continent est vraiment une belle surprise. Voilà pour Iguazu et ses « catarates » magnifiques, la prochaine étape se déroulera en direction de l’ouest vers le nord du Chili.
A bientôt les moutchatchos !  

PS : Un coucou aux "fées des ciseaux" d'Augerolles qui, parait-il, nous suivent assidumment. Nous saurons certainement beosin d'elles à notre retour !!

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12 mai 2012 6 12 /05 /mai /2012 05:00

  Semaine du 3 au 11 Mai 2012

  Loin de la fraicheur des glaciers de la Patagonie, nous sommes devenus « Portenos » pour 10 jours. Les portenos (habitants de Buenos Aires) sont 13 millions avec la banlieue dans cette ville qui ne date que du XVIII eme siècle. Après les conquistadors de Mendoza, découvreurs de l’Argentine d’abord nommée « La nouvelle Andalousie » puis Argentine à cause du fleuve « La Plata » qui regorgeait d’argent, plusieurs vagues d’immigrants ont peuplé Buenos Aires.

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Par ordre d’ importance, italiens, espagnols et français ont tous influés sur la ville. Les colons andalous ont bâti des édifices que l’on retrouve partout : églises, palais, hôtel de ville. On se croirait à Séville, surtout lorsque l’on déguste une tortilla ou des tapas au fond d’une bodega immergés dans les conversations espagnols dont les roulements des rrr nous font sourires.

 

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Mais lorsque l’on se balade dans les rues de certains quartiers, notamment les plus riches, on se croirait à Paris : même immeubles, même platanes, c’est troublant. Effectivement Monsieur Haussmann a édifié début 1900 des immeubles aussi beaux qu’à Paris.

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Mais si les influences étrangères sont bien présentes, les argentins ont conquis fièrement leur indépendance dès 1910 et ont développé une culture bien à eux. Dans le quartier de San Telmo où nous avons eu la bonne idée de séjourner (merci les http://4sacsados.com/) nous sommes au beau milieu de cette culture, puisque c’est le quartier le plus ancien de la ville. Ici se concentrent de nombreuses boutiques d’antiquaires dont la richesse ferait pâlir d’envie leurs collègues parisiens, des rues pavées qui donnent sur des places au style andalou, des boutiques de déco à l’inventivité débridée et surtout des cafés au charme irrésistible.

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(spécial souvenir pour Pierre et Joelle d'une sortie dans Paris)

Des boutiques au nom étrange ...

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Dans ces vielles brasseries aux boiseries surannées, où les jambons suspendus délivrent leurs arômes salés,

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nous avons dégusté la meilleure  viande du monde. «  La Parilla » plat national, est simplement une grillade de bœuf mais à ce niveau de qualité ce n’est plus de la gastronomie, c’est de l’art ;), d’autant plsu que le vin rouge argentin accompagne à la perfection les pavés de 400 grammes à la cuisson toujours parfaite, une merveille pour nos papilles ! Les rues sont toujours animées par des attractions les plus inattendues.

 

 

ou sur un air plus classique ...

 

 

 

Ca et là des couples de danseurs font état de leurs classes sur des pas de tango endiablés.

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Video :

 

 

 

Le tango ici, c’est la classe à l’état pur, les hommes en costume, enlace leur partenaire aux jambes fuselées, que leur robe échancrée laissent entrevoir généreusement. Le spectacle est unique.

 

 

Nous avons tellement aimé cela, que nous sommes allés à une soirée au « Bar Sur », un des temples du tango à l’ancienne. Pendant 2h30, dans un décor art déco, de vieux musiciens ont fait vibrer des airs nostalgiques et joyeux avec une grande maestria. Une chanteuse, au coffre impressionnant nous a servi du Piaf en espagnol

 

 

et surtout 2 jeunes danseurs nous ont enchantés par leurs talents. Les pas plus lents que nous connaissions ont fait place à une danse enlevée, rapide et spectaculaire.

 

 

Ce fut une des plus belles soirées de notre voyage.

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(admirer ma tenue et surtout mes souliers tout à fait adéquat pour danser le tango !! ;) Sylvie))

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Buenos Aires c’est aussi un port, où nous avons visité "La Fragata Sarmiento" magnifique trois-mâts, qui a fait 40 fois le tour du monde au siècle dernier,

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c’est également le quartier touristique et coloré de la « Boca » fief de l’équipe de foot « Boca Junior »,

 

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mais c’est aussi l’omni présence de l’icône Eva (Evita)  Péron sorte de Lady Diana argentine, décédée à 32 ans, qui a beaucoup oeuvré pour les plus pauvres.

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Même si l’économie est en croissance de 6% depuis la terrible crise financière de 2001, celle-ci a laissé sur le quai un grand nombre de banlieusards contraints de se reconvertir en chiffonniers pour survivre.

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Cette ville ne semble pas en paix avec son histoire : l’histoire récente de la dictature n’est jamais évoqué et l’ histoire très ancienne est passée sous silence. En effet, nous avons l’impression qu’avant la colonisation, aucun peuple ne vivait ici, car rien ne rappelle la civilisation précolombienne.

Ces quelques jours de stabilité, nous aurons permis de rattraper le retard scolaire et de calmer le jeu avant les grandes épopées avenirs en direction du nord. Pour nous mettre dans l’ambiance, nous avons revu avec plaisir le superbe film «  Missions » tourné à proximité des chutes d'Iguazu à la frontière du Brésil.
Au fait, ici tout le monde nous parle d’élection en France, aurions-nous changé de président ?   ;)
A plouch les djeun’s !

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